jeudi 12 août 2010

La fête du fiancé

La fête du fiancé est déjà chose du passé, mais je n'avais pas eu le temps de raconter cette aventure culinaire. Pour souligner le bel âge de l'homme, nous avions invité Diane et Jean-Pierre, et les enfants étaient ravis de pouvoir faire la fête.

De mon côté, fidèle à moi-même, je voulais épater la galerie avec mon gros oeuf vert, et faire une pleine utilisation de mon accoeufsoire: la grille à trois étages...

Ainsi donc, au menu:
  • magret de canard;
  • lièvre;
  • haricots au thym;
  • ognon mariné;
  • betteraves, carottes, panais grillés
Je réglai donc le gros oeuf à environ 325 °F, pour y mettre mon lièvre en morceaux, qui devait, selon ma recette, cuire très lentement. Plus tard, j'ajoutai à l'oeuf les légumes, et, en fin de cuisson, les magrets et les haricots. Le tout semblait délicieux. Voyez plutôt:

Malheureusement, si le canard et les légumes étaient parfaits, le lièvre, quant à lui, était dur, sec, et, honnêtement, pas mangeable. Mais bon. J'apprends!

mercredi 11 août 2010

Pizza nouveau genre

Pizza, de Louise Rivard
Je viens tout juste d'acheter le livre Pizza de Louise Rivard, que je ne connaissais pas, intitulé Pizza. J'ai été séduite par sa présentation et, surtout, par sa méthode de préparation de la pizza au charbon de bois, semblable à celle de Raichlen (excellente vidéo!), sauf qu'elle retire complètement la pâte du gril pour la garnir. De cette façon, on est moins pressé.

J'ai repris ma recette classique à la semoule de maïs, et j'ai fait plusieurs petites pizzas, que j'ai garnies avec de la sauce adobo maison, des haricots noirs, des tomates, des poivrons et des ognons caramélisés...

Le résultat était... parfait!

Hum.

Sauf que je n'aurais peut-être pas dû prendre la photo. C'est tout ce qui a pris pour faire noircir deux pizzas sur cinq! Que voulez-vous, je voulais faire ma show-off!

mercredi 4 août 2010

La saga de la garniture - cette fois, c'est vraiment la fin!

Et oui! Pour la troisième et quatrième fois, nous sommes parvenus à brûler la garniture du gros oeuf vert. Voici comment cela s'est produit...

La troisième fois, le fiancé avait invité un ami à souper et, pour l'impressionner, il a décidé de lui faire du filet de boeuf sur le gros oeuf. Il a donc fait chauffer la chose à plus de 600 °F, ce qu'il fit sans difficulté aucune. Mais voilà, au moment de mettre les steaks sur la grille, le fiancé a oublié la règle élémentaire des têtes d'oeuf: si ça chauffe à plus de 400 °F, quand on ouvre, il faut d'abord soulever légèrement le couvercle, afin d'éviter une explosion ovoïde... Ce qu'il ne fit pas. En ouvrant tout grand le couvercle, il a été envahi par les flammes, ciel d'enfer, qui lui ont roussi (décidément...) les poils du bras, mais qui ont également atteint la garniture, surtout à l'arrière de l'oeuf. Résultat, avec le restant de garniture que nous avions, nous avons réparé la partie endommagée.

Mais tout n'allait pas se terminer là, avec cette histoire de garniture. Eh! que non! Il me prit l'idée, un soir où ma chère maman était invitée, de l'impressionner avec mon gros oeuf vert et de faire pas un, mais deux poulets grillés, que je farcis d'abord, non pas dans le trou mais sous la peau, avec du fromage de chèvre et une gremolata à la lime et au citron. Pur délice, direz-vous, et vous avez raison. Toutefois, j'avais omis un détail : le fromage, ça fond! Et quand ça tombe dans un four chauffé à 350 °F, sur une plaque de cuisson indirecte... ça brûle! Et pas à peu près! Même en prenant soin d'ouvrir le gros oeuf vert le plus délicatement du monde, les torts furent irréparables: brûlée, la garniture? Calcinée, la garniture!

Après avoir passé une autre heure d'un bel après-midi d'été où j'aurais largement préféré être dans ma piscine pendant que cuisaient mes côtes levées (on y reviendra), j'ai pris ma décision: fini, f-i fi, n-i ni, les garnitures. D'abord, l'oeuf garde très bien sa température, même très basse, sans. Ensuite, sans garniture, les deux morceaux sont parfaitement alignés. Finalement, cet accoeufssoire est totalement inutile. Pour nous, en tout cas.

Il nous faudra désormais refermer l'oeuf avec un peu plus de délicatement, mais si vous saviez comment on en prend soin, de notre oeuf...

dimanche 1 août 2010

Roussi!

Bien que les événements estivaux ne m'ont pas permis de vous donner tous les détails de mes expériences avec l'oeuf, je tiens à souligner que j'ai persévéré, et que mon motto est désormais «J'apprends».

Toutefois, et je regrette de ne pas avoir eu le réflexe de prendre une photo, celui qui apprend beaucoup ces temps-ci, c'est le fiancé: il s'est complètement roussi le poil des... aisselles!

Oui, je me roule à terre!

lundi 24 mai 2010

Saumon fumé - essais et erreurs

Je voulais faire fumer un poisson sur mon gros oeuf vert, plus précisément un saumon.

J’avais acheté du bois de fumage chez Canadian Tire, et, croyais-je, il ne me restait qu’à me trouver un bon filet de saumon. Je n’étais pas certaine de la technique, aussi, avant d’aller chercher la chose, je fis quelques recherches dans Internet.

Quelques clics dans Google m’ont permis de découvrir que le Sage tout nu a un excellent article sur le fumage du saumon sur un « cuiseur en céramique », en l’espèce, comme chacun sait, un gros oeuf vert. Et là : oh! surprise! rien n’est plus simple que de fumer un saumon, mais rien n’est aussi compliqué, parce que long!

Je vous résume l’article du Sage tout nu, qui dit simplement qu’il faut 4 jours pour un saumon fumé (le quatrième étant prévu pour manger le saumon), et explique en détail ce que chaque jour comporte :
  • Jour 1 - Saumurer le saumon
  • Jour 2 - Sécher le saumon
  • Jour 3 -   A) Fumer le saumon
                   B) Refroidir le saumon
  • Jour 4 - Manger le saumon
Et moi qui croyais faire ça en une journée! L’équipement requis me posait également problème : nulle part dans la région ne suis-je parvenue à trouver du bois d’aulne, ce bois au parfum tout juste assez délicat pour le poisson. J’avais du hickory et du mesquite, qui auraient, n’eût-ce été des conseils du Sage tout nu, ruiné mon plat par leur goût trop prononcé.

J’ai d’abord remis mon fumage à plus tard, le temps de chercher de l’aulne. Tous les sites que je trouvais dans Internet n’en faisaient pas la livraison (jusqu’à ce que je trouve aujourd’hui, chez Smokinlicious Canada - yeah!). Le poissonier n’en avait pas plus, et, pire, n’en avait jamais entendu parler! Il me dit qu’une planche de cèdre devrait faire l’affaire... Hum. Le Sage tout nu recommande n’importe quoi, sauf une planche en bois. Mais bon, je voulais tellement essayer! En outre, j’en fus réduite à m’acheter un filet de truite saumonée, les jeunots de la poissonerie ayant découpé tout les filets de saumon en portions pour une personne! Quand ça va mal...

Une fois à la maison, je remisai ma truite au frigo, et, dès le lendemain, je préparai ma saumure. Pour trouver une recette, une petite recherche « brine salmon trout » m’a conduite à des centaines de recettes. J’en ai pris une au hasard, qui ne semblait pas trop parfumée, ni trop sucrée. J’ai donc mis ma truite à saumurer... puis, le jour suivant, à sécher dans mon frigo à bulbes. Je croyais bien pouvoir la fumer le lendemain, mais les événements en décidèrent autrement. Ce qui fait qu’après trois jours de séchage, je dus mettre le beau filet au rebuts. Snif.

« C’est l’expérience qui rentre, » me fit le fiancé avec philosophie.

C’est pourquoi je ne peux offrir aucune photo de mon procédé. De un, j’avais oublié d’en prendre, et de deux, il n’y a jamais eu de produit final. Aussi, j’y reviendrai.

J’ai commandé mes blocs d’aulne chez Smokinlicious, qui ne charge que 1,50 $ pour la manutention. Je paie sans doute un peu cher pour le sac, mais bon, c’est mieux que rien. Et j’ai découvert que le poissonier de mon IGA local a dans son présentoir de beaux gros filets de saumon - qu’il découpe seulement à la demande, le bienheureux.

On s’en reparle.

jeudi 6 mai 2010

Le meilleur charbon de bois est québécois!

Et ce n’est pas moi qui le dit, c’est le grand Sage tout nu! En effet, en 2002, il sacrait le charbon de bois Feuille d’érable meilleur entre tous!*

Sachez, chers compatriotes et fervents du gros oeuf vert, que ce précieux combustible est produit ici, chez nous, dans le comté de Port-Neuf, plus précisément dans la petite municipalité de Ste-Catherine. Et comble du bonheur, il est en vente dans tous les BMR, Rona, Home Hardware du Québec et du Canada!

*Le Sage tout nu a toutefois abaissé la cote du charbon Feuille d’érable en raison du fait que tous les morceaux de charbon ne sont pas de la taille idéale, contrairement au sac promotionnel évalué. À ce jour, le Royal Oak le surclasserait (en vente chez Canadian Tire)... Toutefois, les lecteurs du Sage tout nu lui préfèrent le Feuille d’érable, dont la cote tent toutefois à baisser non pas en raison de sa qualité, mais en raison de la difficulté de le trouver aux États-Unis.

Et puis, soyons tout à chauvin, et achetons québécois!

lundi 3 mai 2010

Pizza pizza!

C'est l'an dernier que la piqure du barbecue m'a vraiment prise, lorsque j'ai réalisé ma première pizza sur notre vieux gril à gaz Broilmate, très bas de gamme. J'avais alors essayé, avec succès, la méthode de Raichlen: on cuit la pâte directement sur la grille chaude, et on garnit sur la grille froide, en commençant par le fromage.

Toutefois, avec le gros oeuf vert, j'avais bien l'intention de profiter de sa convection pour réaliser une pizza digne des meilleurs restos dotés d'un four à bois.

Le premier essai fut... bon, mais... coriace. Voyez plutôt:


Au deuxième essai, toutefois, équipé des bons accoeufssoires, ce fut un succès de pied en cap:

Et voici la recette, croûte et garnitures.


La recette suivra bientôt, je reviendrai ici faire le lien vers le blogue Roeufcettes...