Affichage des articles dont le libellé est big green egg. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est big green egg. Afficher tous les articles

samedi 14 avril 2012

Retour aux sources



Ce soir, allez savoir pourquoi, peut-être parce que c’est le printemps, tout simplement, le fiancé a mis la télé sur Le BBQ de Louis. J’ai eu une semaine plutôt longue, et je n’étais pas partie pour un repas gastronomique, mais ce cochon de Louis nous a mis l’eau à la bouche tant et si bien que nous avons fini par allumer l’œuf. Pour commercer la saison après des mois d’absence, quoi de mieux que le mini?

Et bien entendu, pour se refaire la main, rien de mieux qu’un retour aux sources : un beau gros filet de bœuf, « sans flafla, juste du gros sel, du poivre et de l’huile d'olive », dixit le fiancé, en allumant la chose, pendant que Louis faisait griller sa pièce de résistance.

Ah! vous dire le bonheur de sentir l’arôme du charbon de bois — ça, c’est de la télé haute définition!


Et tant qu’à retourner aux sources, une salade classique en accompagnement : laitue frisée, tomates cerises, concombre anglais, feta et ciboulette du jardin (eh! oui, déjà!), arrosée d’une bonne huile d'olive et de vinaigre balsamique. Les sources, je vous dis!

On a monté l'œuf à 700° passés, avant de déposer les pièces quelques minutes, le temps de touiller la salade. L’odeur était tellement enivrante que c'en était presque insupportable.

Et moi qui croyais que l’on rate toujours forcément son premier steak de la saison, sachez que j’avais tort. Était-ce parce que c’était le premier depuis longtemps? Je n’en sais rien, mais nous avons tous deux eu l’impression que c'est le meilleur steak que nous avons jamais mangé!

mardi 12 juillet 2011

Ciel! Il a pondu!

Non, mais, voyez-vous ça? Mon gros oeuf vert a pondu! Et pas n'importe quoi, à part ça: un mini! Tout petit, tout mignon, avec sa grille de 9 pouces et demie, son poids plume de 35 lb et ses petites pattes pas tout à fait stables... Mais qu'il est beau! Mini mini mini...

Le gros oeuf vert et son mini
Mais non, mais non! Je ne l'ai pas acheté juste pour sa cuteté, mais bien pour faire oeuvre utile. Déclinons.

  • Voyez-vous, il m'arrive plus souvent qu'à mon tour de cuisiner pour une personne et demie, voir une personne seulement, le midi surtout. J'adore le gros oeuf, mais quand reste que c'est quand même un peu gossant de partir cette grosse machine et de bruler tout ce charbon pour une seule personne... 
  • Également, ce facteur n'en est pas qu'un de quantité, mais surtout de rapidité. En moins de dix minutes, le mini peut afficher une température honnête de 400F.
  • Ajoutez à cela le facteur puissance. Douze minutes après avoir démarré le mini, j'étais tout à fait découragée: le thermomètre n'avait pas bougé! Mais en tendant la main pour ouvrir le mini couvercle, j'ai senti de la chaleur... J'ai refermé les trappes légèrement, et oh surprise! si j'ai cru que la température était toujours à zéro, c'était que l'aiguille avait fait le tour du thermomètre, dépassant les 800F! Non, mais vous imaginez mon filet de boeuf, là-dessus? Psshhhht d'un côté, pssshhht de l'autre, et voilà le plus beau filet que vous avez jamais mangé!
  • En outre, combien de fois n'ai-je pas rêvé d'une plus grande surface de cuisson ou, mieux, d'une autre surface de cuisson, réglée à une température différente? Vous vous souvenez du lièvre calciné? Et plus récemment, des côtelettes de porc noircies sous les 375F du pouding aux fruits? Si j'avais eu un autre oeuf, j'aurais pu le régler à une température plus douce, et y faire cuire doucement mon lièvre ou mes côtes de porc... 
  • Et finalement, l'argument qui tue: emmener le gros oeuf vert en camping serait toute une aventure. D'accord, il pourrait rentrer, avec la tente, les sacs de couchage, les vélos, les bagages et, ah oui, les enfants, dans mon monstrueux véhicule, mais honnêtement, transporter 140 livres de céramique, plus le gros sac de charbon, pour une ou deux journées... Alors qu'avec son petit poids de 35 livres et sa faible consommation de carburant, c'est un pet, comme dirait l'autre!
Mais, me demanderez-vous, que peut-on faire cuire sur une grille de neuf pouces et demie? Eh! bien, je vous le donne en mille:

  • 4 bonnes portions de steak de filet de boeuf
  • 4 pavés de saumon
  • 2 grosses poitrines de poulet
  • 4 boulettes de hambourgeois
  • 4 poivrons coupés en deux, six poivrons entiers
  • plein de saucisses
  • quatre à six pommes de terre
  • quatre fondants au chocolat individuels
  • etc. (bien sûr)
Et quand on prend de l'expérience, en travaillant vite, on peut doubler ou tripler le plaisir: la grille du mini oeuf vert devient si chaude, si vite, qu'on peut y faire griller en quelques secondes des pains, des aubergines, des asperges, et j'en saute et j'en grille.

J'imagine que je ne suis pas parvenue à convaincre les non-initiés de la nécessité de la chose. Ce n'est pas grave. Tous les arguments présentés dans ce billet n'ont servi qu'à justifier un pur caprice, je l'avoue... Mais est-ce que ça en valait la peine? Oh, que oui!

lundi 4 juillet 2011

Soirée en amoureux

Ah! Merci Belle-Maman!

En fin de semaine, les enfants sont chez leur Grand-Maman, et mon fiancé et moi en profitons pleinement... Et bien entendu, une belle fin de semaine, ça passe aussi par de la bonne bouffe!

Ce soir, rien de bien particulier, mais quand même... pizzas sur le gros oeuf vert, en deux variétés: l'une aux dattes et au bleu, l'autre aux ananas et aux saucisses mexicaines. Dans les deux cas, une réussite. Une bonne bouteille de rouge, la table sur le bord de la piscine, une Saint-Valentin estivale et améliorée!

Vous vous rappelez sans doute de mes problèmes avec les pizzas au gros oeuf vert: ma croute collait immanquablement. La chose s'était d'abord réglée grâce à quelques accoeufcessoires, mais le problème était revenu... la guigne, quoi!

Mes amis du forum des têtes d'oeuf étaient formels: il suffisait d'avoir une plaque chaude pour y mettre ma pizza... Je veux bien, mais ma pâte à pizza ne se tient probablement pas aussi facilement que la leur, parce que je ne suis jamais arrivée à l'installer correctement sur la plaque... ma pâte faisait des vagues! Oh, bien sûr, j'aurais pu raffiner ma technique, et je crois bien qu'avec le temps j'y serais arrivée, mais...

J'ai finalement décidé de passer aux grands moyens, enfreignant sans doute toutes les règles qui font ou ne font pas de moi une vraie tête d'oeuf: j'ai mis du papier parchemin sur ma grille. Je privilégie toujours ma recette de pâte à pizza à la semoule de maïs, mais désormais, pas besoin de la chauffer, donc pas d'urgence pour la mettre dans l'oeuf, et rien ne colle...

Un pur délice, je vous dis.

Le tout suivi d'un bol gaufré de sorbet aux fraises maison... le bonheur. On se croirait à la Saint-Valentin!

dimanche 3 juillet 2011

Une salade grillée, pourquoi pas?

J'avais cette recette de Ricardo dans mes signets depuis un bon moment déjà, et vous aussi d'ailleurs si vous me suivez le moindrement: une salade de légumes grillés. Je ne l'avais jamais fait, je ne sais trop pourquoi. J'imagine que certains ingrédients me repoussaient... l'inconnu, c'est toujours déroutant.

Je me suis décidée, mais, vous me connaissez, j'ai ajouté des variantes. D'abord, j'ai modifié le look de la salade: au lieu de tout mettre en cubes, j'ai tout mis en lanières. Et plutôt que d'installer les légumes sur une plaque de cuisson, je les ai fait directement griller sur le gros oeuf. Il me semble que quand on a l'oeuf dans sa cour, ce n'est pas le moment de faire comme s'il n'existait pas! Il n'y a rien qui surpasse des légumes grillés sur le charbon de bois...

J'ai également quelque peu modifié la recette, en y ajoutant notamment des endives, et en y mettant un peu moins de proscuitto, mais plus de basilic. Allez savoir.

Je me suis installée à l'oeuf, avec tous mes légumes bien enduits d'huile à l'ail dans un cul-de-jatte. Le fenouil, tout comme les asperges, les endives et les poivrons en brochettes, et les zucchinis et aubergines en tranches individuelles. J'ai tout mis sur la grille, sauf les asperges, qui prenaient trop de place (et ce fut la première fois où je me pris à rêver d'un gros oeuf vert extra large - mais j'aurais pu simplement prendre mes grilles superposées, et le rêve aurait été inutile). Une minute, on retourne, une minute, on ressort. Un peu plus long pour les asperges. J'ai tout remis dans le cul-de-jatte, j'y ai ajouté le proscuitto (fumé) et les feuilles de basilic. Avant même l'ajout de ces deux derniers ingrédients, les effluves qui s'échappaient de mon grand bol étaient tellement appétissantes que j'ai derechef rêvé d'un gros oeuf extra large: tout aurait été prêt en même temps (mais là encore, ma grille superposée aurait fait l'affaire)! Parce que j'ai accompagné ma salade d'un filet de boeuf balsamique (prise II), ou était-ce l'inverse? Quand le plat d'accompagnement du plat principal est aussi délectable que ce dernier, il est difficile de dire qui accompagne quoi!

Toujours est-il que les deux plats étaient délectables. À refaire.

dimanche 26 juin 2011

Un nouvel ami

Je viens de me découvrir un nouvel ami: Louis-François Marcotte. Certains le connaissent pour ses divers livres de cuisine:




Et, bien sûr, celui que je m'en vais me procurer dret-là, à ma prochaine visite chez le libraire:



J'ai découvert le beau bonhomme grâce au fiancé, qui lui est tombé dessus par hasard, après une émission sur le jardinage à Canal Vie. Certain que la chose allait m'intéresser, mon fiancé toujours attentionné a pris sur lui d'enregistrer l'émission Le BBQ de Louis.

Mon verdict: j'aaaiiimmmmeeeeee! Louis est un type ma foi assez agréable à regarder, à la voix basse et au débit moyen. Comme bien d'autres avant lui, il présente des recettes qui sortent des sentiers battus, mais, par-dessus tout, et ce qui est aujourd'hui difficile à retrouver sur les ondes et dans les bouquins, des recettes simples et vraiment faciles à réaliser. Le concept de l'émission Le BBQ de Louis est aussi simple que ses recettes. Le cuisinier déambule dans la rue avec un invité (Marie Plourde, l'autre jour), et présente son menu du jour en quelques phrases, toujours sur ce ton calme et... oui, sexy. Puis, on retrouve l'homme seul sur le bord du fleuve, la houpette au vent, entre deux énormes BBQ (au gaz, malheureusement, il n'a pas encore été converti au bonheur de l'Oeuf). Seul, pas d'invité, pas de discussion avec les techniciens. Il est tout à ses plats, à sa viande. Il s'adresse à vous, sans vous tenter de vous faire croire que vous êtes juste à côté de lui. Il fait ses recettes, entrée, plat principal et cocktail, toujours dans une ambiance relax. Les prises de vue sont léchées, la musique juste assez présente. Et les recettes, aussi inspirantes que simples.

Enfin, l'émission et toutes les recettes est accessible sur le site Web de Canal Vie.

L'antithèse de Ricardo Lénervé, pardon, Larrivée, qui semble incapable de faire une préparation de pain de viande en moins de 90 minutes, tout en vous parlant comme s'il sortait d'une boite à surprises à chaque phrase... et en bousculant ses invités avec une attitude qui frise souvent l'impolitesse. Même son site Web Ricardocuisine, que je visite souvent, est pompeux, c'est tout dire! Bon, c'était mon insurrection contre Ricardo. J'adore son magazine, j'emprunte souvent à ses recettes, quand je veux impressionner, mais, vraiment, y m'énaaarve.

J'ai mis à l'épreuve une recette de mon nouvel ami, le poulet style satay à l'arachide, servi sur une salade d'oignons caramélisés et de roquette fraîche du potager. C'était exquis.

mercredi 22 juin 2011

En été, je redeviens carnivore

Steak, BBQ. BBQ, Steak sont des mots qui vont très bien ensemble, comme disait l'autre chanson...

Oui, en été, je l'avoue, je redeviens tout à fait carnivore. Soit, on peut faire cuire d'excellents sautés de légumes, griller un tofu à la sauce thaïlandaise, enfourner des tartes et des poudings, mais soyons sérieux: il n'y a rien de plus réjouissant, de plus appétissant, de plus enthousiasmant pour les papilles gustatives qu'un filet de boeuf grillé à point...

Le dernier en lice, je l'ai d'abord mariné pendant des heures et des heures dans de l'huile à l'ail et du vinaigre balsamique, façon Ricardo. Environ une heure avant la cuisson de mon steak, j'ai fait monter le gros oeuf à 425F pour faire griller mes patates douces enduites d'huile à l'ail (parce que gaspiller, c'est pas beau, et qu'il m'en restait beaucoup). Pendant ce temps, histoire de les adoucir, mes ognons rouges taillés en grosses tranches flottaient dans un bain d'eau.

J'ai installé la grille superposée et j'y ai fait griller mes patates... Hum. Je manque de pratique: sur huit tranches, j'ai réussi à en calciner trois! Mais les autres, merci au fiancé qui cette fois veillait au grain, étaient en parfaite condition (ce qui me fait réaliser que j'emploie de façon superfétatoire le qualificatif parfait et toutes ses variantes pour décrire mes réussites sur le gros oeuf vert - mais que voulez-vous? c'est le plus juste que j'aie trouvé!).

Quelques dix minutes avant de griller mon boeuf, monté en brochettes parce que tellement tendre que ça se détache tout seul, ces affaires-là, et qu'on ne veut rien, mais rien, perdre, j'ai fait griller mes ognons, que j'avais entretemps bien huilés.

Et enfin, la pièce de résistance. Mais attention, suspense. Malgré l'absence d'un feutre pour bien sceller mon oeuf, allais-je réussir à obtenir la température nécessaire pour faire bien griller mon boeuf? Intrigue. J'ouvre les vannes. L'aiguille monte, d'abord lentement, à peine si je perçois son mouvement. Puis, de plus en plus vite, comme si l'oeuf se suffisait à lui-même, comme le réchauffement climatique qui s'emballe. Nous sommes à 550F. Je reste là, immobile, respirant à peine. Et si... ? 600F. 650F. Hiiiiiii! 645F. Zut. Ça redescend. Je songe à retirer la grille un instant pour rebrasser et ventiler mon charbon. Sauf que j'ai drôlement faim, moi. Je retire le capuchon de l'oeuf. Pleins gogos. 650F. 655F. Ah, je n'en peux plus. Et je crains de ne pouvoir aller plus haut.

Précautionneusement, pour ne pas revivre l'épisode du feu de l'enfer et me faire une épilation des bras à la gros oeuf vert, j'ouvre légèrement l'oeuf, puis je soulève complètement le couvercle. La chaleur y est incroyable. À partir de là, c'est une course contre la montre. Rapidement, je dépose mes steaks. Je referme. Je compte à peine 50 secondes. Je rouvre (toujours en deux étapes). Je retourne mes steaks. Je referme. Je compte à peine 40 secondes. Je rouvre. Je retourne trois secondes, histoire d'avoir ce beau quadrillage qu'on voit dans les livres de recettes BB (que malheureusement ma photo ne rend pas, puisque j'ai distraitement déposé le steak à l'envers sur mes ognons). Je retire mes oeuvres d'art... Ah! joie!

La perfection, disais-je?


Psst! Laissez-moi savoir si vous voyez la photo... J'éprouve des difficultés avec Blogger...

mardi 21 juin 2011

Les fraises du Québec sont arrivées!

Les fraises du Québec sont arrivées, et avec elles, les effluves de charbon de bois qui embaument la cour de mes voisins (surtout celui de gauche), chaque fois que je pars mon gros oeuf vert.

Ce soir, rien de bien compliqué, mais expérience ratée: faire cuire des côtes de porc à la mode low-and-slow, et partir en même temps la cuisson d'un excellent pouding aux quatre fruits.

Après avoir laissé mariner mes côtes de porc pendant environ six heures dans une marinade à l'érable piquée sur recettes.qc.ca, mais agrémentée de Sambal OElek et d'ail, j'ai allumé le four et monté la température à 325F. Pendant que ça montait, j'ai sorti mes côtes de leur sac, et j'ai fait bouillir la marinade avec un peu de fécule de maïs, environ 10 minutes. Une fois la température désirée atteinte, j'ai mis les côtes directement sur la grille, mais loin des braises rouges, j'ai badigeonné de ma sauce chaude, et j'ai fermé le couvercle.

Puis, je me suis attaquée à mon pouding aux fruits. Comme la dernière fois que je l'avais fait j'avais trouvé que le biscuit du dessus ne couvrait pas assez, j'ai doublé la recette...

Ça faisait alors une heure que mes côtes étaient au gros oeuf, et je les avais déjà retournées et badigeonnées une fois. J'ai donc rouvert l'oeuf, re-retourné les côtes, rebadigeonneé. J'ai refermé l'oeuf et fait monter la température à 350F.

Une fois la température atteinte, j'ai mélangé les ingrédients secs et liquides de mon pouding, j'ai versé la pâte sur mes fruits déjà prêts, dans leur pirex de 2 litres. J'ai installé le platesetter par-dessus la grille, et j'y ai déposé mon pouding.

J'ai sorti mes côtes 45 minutes plus tard, je les ai mises dans un bol en inox recouvert d'un papier d'aluminium, et j'ai monté des asperges en brochettes.

Après une heure, j'ai sorti le pouding, retiré le platesetter, monté le feu à plein gogos, et j'ai fait griller mes asperges une minute de chaque côté.

Résultats...
1. Mes côtelettes, qui étaient un symbole de perfection, un hymne au low and slow, n'ont pas aimé le petit séjour de trois quarts d'heure à 350F. Elles ont carbonisé en dessous... Heureusement qu'elles étaient épaisses: un bon couteau, et il suffit alors de les mettre dans l'assiette, le côté coupé dessous.

2. Hum. Je pense maintenant plutôt que j'avais oublié un ingrédient lors de mon premier essai! Le résultat a été délicieux, mais regardez-moi un peu le monstre:



3. Les asperges étaient, quant à elles, par-fai-tes.

Ajoutez de la laitue de mon potager, quelques fraises fraîches, et voilà-t'y pas une assiettes du tonnerre...

lundi 23 août 2010

Il est gros, le gros oeuf vert!

Depuis que j'ai mon gros oeuf vert, je dis toujours, à la blague croyais-je, que j'y ferais cuire ma dinde de Noël. Honnêtement, je n'étais pas convaincue de la possibilité de la chose... Mais tout a changé hier.

Hier, j'ai décidé de faire une lasagne au gros oeuf vert. Je comptais faire ma recette et la diviser en deux plats, étant donné que je croyais, à tort, que ma rôtissoire à dinde, dans laquelle je fais mes lasagnes au four, ne rentrait pas dans le gros oeuf. Je fus confondue. Après vérification, la rôtissoire rentre très bien dans le gros oeuf. À la limite, j'aurais même pu mettre des petits pains à cuire tout autour...

Pasta et cetera
à la di Stasio
Pour faire ma lasagne, j'ai choisi la recette du livre Pâtes et cetera à la di Stasio, avec quelques modifications pour en faire une vraie roeufcette.

On pourrait croire qu'une lasagne sur l'oeuf soit plus compliquée qu'une lasage au four, mais mon expérience m'a prouvé que c'est le contraire. Le simple fait de faire rôtir les aubergines sur la grille plutôt qu'au four réduit le niveau de complexité et d'emmerdements de façon incroyable. Pour les rôtir au four, il faut, après avoir tranché, huilé et salé les aubergines:
  1. mettre le four à Broil (mon four est anglais, désolée);
  2. couvrir les plaques (en général trois ou quatre) de papier parchemin;
  3. couper le papier parchemin à ras les plaques pour éviter qu'il ne brule;
  4. disposer les aubergines sur les plaques;
  5. enfourner les plaques, au maximum de trois à la fois;
  6. effectuer la rotation des plaques pour veiller à l'uniformité du gril;
  7. constamment surveiller les aubergines pour éviter qu'elles ne brulent;
  8. sortir les plaques du four;
  9. retourner les aubergines;
  10. remettre les plaques au four;
  11. effectuer la rotation des plaques pour veiller à l'uniformité du gril;
  12. constamment surveiller les aubergines pour ééviter qu'elles ne brulent;
  13. sortir les plaques du four; 
  14. selon le nombre de plaques pouvant entrer dans le four et le nombre de plaques dont l'on dispose, répéter les étapes 5 à 13.
Avec le gros oeuf vert, c'est teeeeellement plus facile! Voyez plutôt. Pour les rôtir au four, il faut, après avoir tranché, huilé et salé les aubergines:
  1. préchauffer le gros oeuf vert à 500 F;
  2. mettre toutes les aubergines dans un gros cul-de-poule;
  3. sortir dehors et ouvrir l'oeuf;
  4. à l'aide d'une pince, disposer les aubergines sur la grille;
  5. fermer le couvercle;
  6. attendre que le thermomètre remonte à 500 F;
  7. ouvrir le couvercle;
  8. retourner les aubergines;
  9. fermer le couvercle;
  10. attendre que le thermomètre remonte à 500 F;
  11. sortir les aubergines et les déposer sur un côté du cul-de-poule;
  12. selon la quantité d'aubergines, répter les étapes 4 à 11.
Vous direz: pour deux ou trois petites étapes, franchement... Le facteur temps entre aussi en cause: alors que je mettais près d'une demi-heure à griller mes aubergines au four, j'ai à peine pris sept minutes pour le faire au gros oeuf vert. Et l'odeur qui se dégageait de mes aubergines était tellement divine, que je ne doute aucunement non seulement de l'avantage technique du gros oeuf, mais également de son avantage côté gout.

Et non seulement la rôtissoire rentre dans le gros oeuf vert, mais j'ai pu sans difficulté aucune, avec la surveillance du fiancé, maintenir la température de l'oeuf aux 350 F réglementaires. De surcroît, aucun besoin de terminer par un broil pour faire gratiner le fromage: l'oeuf a deviné mes intentions et s'en est chargé tout seul!

Mais... mais... c'était bon? demanderez-vous. Mais bien entendu, que c'était bon! Vous vous attendiez à quoi? Le petit gout de fumé émanant des aubergines, la cuisson des fromages, et mes modifications personnelles à la recette, en tout respect, de madame di Stasio ont fait de cette lasagne un pur délice.

samedi 21 août 2010

Un déjeuner digne d'une reine

Après le saumon fumé très réussi et qui inspire la récidive, je me suis dit qu'un sandwich bagel-saumon fumé du style Beauty's serait tout à fait approprié. N'ayant pas de bagels sous la main, et répugnant à aller en acheter parce que je suis une afficionado de la farine de blé intégrale, je décidai donc de m'en faire... sur l'oeuf.

En fouillant de ci de là, je finis par tomber sur une recette de Montreal's Bagels, que j'entrepris de modifier pour qu'elle convienne à mon robot-boulanger et... au gros oeuf vert, bien entendu. Si la roeufcette vous dit quoi faire, sachez que cette première expérience ne fut pas nécessairement de tout repos.

La préparation de la pâte fut telle quelle, mais le plus difficile fut de maintenir l'oeuf à sa température réglementaire de 425 F. Comme la cuisson des bagels nécessite 10 minutes d'un côté, et 10 minutes de l'autre, et qu'il s'agit de boulange, on ne peut se permettre, comme ce serait le cas pour un rôti qui cuit lentement, d'avoir un 5 à 6 minutes à 10 ou 12 degrés de plus que ne l'indique la recette, et avec un soleil plombant sur l'oeuf et la cuisinière pendant toute la surveillance du thermomètre, la sudation était au menu. Me croirez-vous si je vous dis que ça en valait la peine?

Le résultat fut toutefois impressionnant. De gros bagels (en prime, seulement 2 Points sur la liste de Weight Watchers), avec une texture digne des meilleures bagelleries de Montréal, incluant Fairmount Bagels (j'exagère à peine).

Vous imaginez alors aisément mon déjeuner du matin... Je vous le donne en mille: saumon fumé, fromage à la crème, tomates, ognons et câpres, en sandwich dans un bagel sur l'oeuf. Un délice!

mercredi 11 août 2010

Pizza nouveau genre

Pizza, de Louise Rivard
Je viens tout juste d'acheter le livre Pizza de Louise Rivard, que je ne connaissais pas, intitulé Pizza. J'ai été séduite par sa présentation et, surtout, par sa méthode de préparation de la pizza au charbon de bois, semblable à celle de Raichlen (excellente vidéo!), sauf qu'elle retire complètement la pâte du gril pour la garnir. De cette façon, on est moins pressé.

J'ai repris ma recette classique à la semoule de maïs, et j'ai fait plusieurs petites pizzas, que j'ai garnies avec de la sauce adobo maison, des haricots noirs, des tomates, des poivrons et des ognons caramélisés...

Le résultat était... parfait!

Hum.

Sauf que je n'aurais peut-être pas dû prendre la photo. C'est tout ce qui a pris pour faire noircir deux pizzas sur cinq! Que voulez-vous, je voulais faire ma show-off!

lundi 19 avril 2010

Retour : ce n’est pas la faute au fiancé

Les cheveux sont dressés sur la tête de mon fiancé lorsqu’il a lu le précédent message... Et je me dois désormais de faire mon mea culpa : ce n’était pas sa faute si le gros oeuf vert ne fonctionnait pas aussi bien qu’avant...

Le problème, en fait, semble être causé par le charbon Kamado Joe, vendu par mon détaillant, qui n’avait plus de charbon Big Green Egg en stock. Les morceaux du charbon KJ sont si gros, si durs, qu’ils mettent un temps fou à s’allumer, en plus de ne pas rougeoyer à la même rapidité que ceux de BGE.

Alors, voilà, toutes mes excuses à mon fiancé.

dimanche 11 avril 2010

Le gros oeuf vert qui pardonne

Rien ne va plus dans le monde du gros oeuf vert. J’ai presque peur d’écrire ces lignes, par crainte de décourager les futurs adeptes.

Toutefois, je me dois de le faire, ayant enfin découvert la raison de la brulure de ma garniture... Un mauvais réglage. En effet, mon gros oeuf vert a été assemblé par les employés de mon détaillant, très gentils par ailleurs, mais un peu vite sur le piton. Ainsi, le couvercle de l’oeuf n’a pas été bien serré, ce qui a fait en sorte qu’il reculait de quelques millimètres chaque fois que je l’ouvrais et que je le refermais. Résultat : après quelques cuissons, il ne fermait plus juste et la garniture du haut s’est retrouvée directement exposée à la chaleur intense de l’oeuf... et elle a fondu.

Hier, nous avons donc rentré le gros oeuf vert dans la maison pour peaufiner le réglage. Ce ne fut pas une mince tâche pour des néophytes comme nous, mais mon fiancé est assez ingénieux et il a fini par découvrir, à force de tentatives, comment stabiliser la chose. Toutefois, à force de manipulations, la garniture du haut a fini par se décoller! Diantre de diantre et catastrophe, comme dirait ma fille! Il a fallu retirer la garniture du haut, qui est toutefois demeurée presque intacte et probablement réutilisable.

Qu’à cela ne tienne, j’étais en manque de mon gros oeuf, après plus d’une semaine sans y avoir touché, et j’ai décidé de cuisiner sans la garniture du haut. Je n’avais pas envie d’attendre un autre 24 heures avant de goûter les délices qu’il procure. J’ai donc tout simplement nettoyé le couvercle à l’aide de l’acétone, pour en retirer toute la colle. Une tête d’oeuf a déjà omis cette étape, la croyant inutile, et il a ensuite passé plus de six heures à se répéter «Je ne ferai plus jamais ça, je ne ferai plus jamais ça» tandis qu’il décollait le couvercle et la base, la colle ayant fondu et scellé le gros oeuf vert, pendant qu’y chauffaient quelques steaks... Cela étant dit, je suis en train de devenir professionnelle de l’acétone...

La morale de cette histoire : lorsque vous recevrez votre oeuf, que vous l’assembliez vous-même ou non, vérifiez que le couvercle et la base sont bien fixés dans les anneaux.

Enfin, à ma grande surprise, l’oeuf n’a pas trop brulé le charbon, et je suis parvenue à maintenir sa température sans trop de difficultés, malgré l’absence de la garniture du haut. Bon, mes amis têtes d’oeuf me l’avaient bien dit, mais j’étais sceptique. Je ne le suis plus : le gros oeuf vert pardonne tout!

lundi 29 mars 2010

Diner pour une: je vais avoir besoin d'un petit oeuf vert!

Le gros oeuf vert, contrairement à ce que son nom affirme, vient en différentes tailles:
  • Extragros : grille de 24 po
  • Gros : grille de 18 po (le mien)
  • Moyen : grille de 15 po
  • Petit : grille de 13 po
  • Mini : grille de 9½ po
Je me suis procurée le gros oeuf vert, mais ce midi, jʼai réalisé que jʼaurais également dû mʼacheter un petit oeuf vert. Pourquoi? Parce que quand on cuisine pour une personne, allumer le gros oeuf vert est une perte de temps, dʼénergie et de charbon... Un petit atteindrait sa température beaucoup plus vite, avec beaucoup moins de combustible...

Il va falloir que je recommence à négocier avec mon fiancé!

Édition: ajout des dimensions

Un appel de Big Green Egg

Je suis impressionnée. La dame de Big Green Egg Canada, à qui j’avais envoyé un courriel à propos de ma garniture brûlée, vient de me téléphoner!

Elle a pris tout le temps de m’expliquer pourquoi ma garniture a brûlé: il semble que je n’aie pas tout écouté le vidéo fourni avec le produit, qui disait quelque part de ne pas faire les premières cuissons à plus de 300ºF... Oups. Il semble que la colle doit avoir le temps de se fondre dans la céramique avant de monter aux plus hautes températures.

Mon détaillant va quand même me remettre une garniture, ce pour quoi je lui serai éternellement reconnaissante...

N’empêche, quel service!

Et je me permets maintenant de relater un incident, qui semble-t-il, selon Debbie de Big Green Egg Canada, fait de moi une vraie tête d’oeuf. Je l’avais décrit dans ma première verstion du message précédent, mais je l’avais retiré parce que, honnêtement, j’avais peur d’être poursuivie par la compagnie pour mauvaise publicité! Mais bon, comme je ne suis ni la première, ni la dernière... Il faut laisser le gros oeuf vert éructer avant de l’ouvrir au complet lorsqu’on cuit à très haute température. Ce que j’ai omis de faire en soirée... et je me suis retrouvée avec les flammes de l’enfer, qui sortaient de tous les orifices du gros oeuf vert... J’ai eu la peur de ma vie! Mais on me dit que ça arrive à toutes les têtes d’oeuf...

Problème en la demoeufre...

Hier soir, avarie.

Cʼétait le grand soir des filets de boeuf. En accompagnement, betteraves grillées et salade César maison (je donne cette recette, qui nʼest pas une vraie roeufcette, par acquis de conscience).

Donc, je prépare mon gros oeuf vert à 400 °F et jʼenfourne les betteraves, dont jʼai prélevé quelques feuilles, histoire dʼagrémenter ma salade, sur une grille surélevée. Jusque là, ça va. Après quelques minutes, toutefois, la température de lʼoeuf baisse dangereusement. Je vais jeter un coup dʼoeil... presque plus de charbon! Catastrophe! comme dirait Petite Chouette.

Je retire la grille principale (lʼautre dessus) et jʼajoute du charbon. Je referme le couvercle. Et jʼattends. Et jʼattends. Ah! jʼoubliais de mentionner que jʼavais posé une assiette dʼaluminium sur les braises, pour faire un genre de lèche-frite pour mes filets. Et jʼattends. Et je mʼimpatiente.

Réouverture de lʼoeuf. Je constate que le charbon sous mon lèche-frite improvisé est rougeoyant, alors que celui à lʼair libre ressemble à une peau de chagrin. Je retire mon lèche-frite: lʼassiette est trouée! «Ah! me dis-je, voilà qui explique où était la chaleur!» Je brasse derechef les charbons et je referme le couvercle.

Enfin, lʼoeuf obtempère et me donne mon beau 400 °F. Les betteraves sont sauves.

Après le temps de cuisson nécessaire, je retire les betteraves et jʼouvre les vannes: on veut faire monter lʼoeuf à 700 °F, cette fois-ci, pour bien saisir le filet. Je suis très nerveuse: mes amis têtes dʼoeuf attendent le résultat de ma première viande avec impatience... Jʼai de la pression!

Je mets les filets, je referme. Je rouvre, je retourne, je referme. Je rouvre, je retourne, je referme... Tout va bien.

Jusquʼau moment de les sortir, où je constate, ô malheur, que la garniture en feutre se décolle de la paroi inférieure de mon gros oeuf vert, et se retrouve en proie à la chaleur intense de lʼovoïde!

Résultat: la garniture a fondu, ratatiné, et mon fiancé lʼa retirée ce matin. Voyez plutôt.


Heureusement, j’ai les têtes dʼoeuf pour amis: ce problème est arrivé à nombre dʼentre eux. Certains ont remplacé la garniture par une pièce de marque NOMEX, plus résistante, parfois fournie par The Big Green Egg, parfois achetée ailleurs, mais dʼautres ont décidé de passer outre, jouant toutefois de plus de prudence en manipulant leur gros oeuf vert.

Ah! J’allais presque oublier: les filets étaient dé-li-cieux, juteux à souhait, la viande n’ayant aucunement perdu de sa forme ou de sa taille. Un repas de déesses, si elles n’étaient pas végétariennes...

Édition: liens; chronologie

dimanche 28 mars 2010

Dîner sur l’oeuf

Les ananas d’hier étaient si délicieux, que je n’avais pas envie d’attendre au souper pour récidiver sur le gros oeuf vert. J’ai donc décidé de concocter une quiche aux zucchinis, ognons et Jarlsberg. Une roeufcette simple comme tout, direz-vous, mais le défi pour moi était de faire monter mon gros oeuf vert à la température nécessaire, soit 350 °F.

Allumer l’oeuf n’est pas difficile: il suffit de mettre le charbon de bois dans la boîte d’allumage, jusqu’à mi-hauteur, et d’allumer. Nous avons choisi la méthode « beau-père », comme l’appelle mon fiancé: le chalumeau. Il suffit de souffler quelques instants sur les charbons, jusqu’à ce qu’un certain nombre d’entre eux rougissent. Ensuite, on ferme le couvercle du gros oeuf, en veillant à ce que les trappes d’aération soient ouvertes au maximum. De la sorte, on atteint 700 °F en moins de dix (10) minutes! Oui, bon, mais après, il faut quand même redescendre de moitié.

Commence alors un jeu avec les trappes d’aération. Je vous avouerai que j’étais plutôt inquiète au début, mais je suis fière d’annoncer qu’en une autre dizaine de minutes, j’étais parvenue à la température désirée, que j’ai maintenu les 40 minutes que nécessitait ma recette.

Le plus beau de la chose, c’est que j’ai pu maintenir la quiche au chaud en refermant les trappes et en la laissant dans l’oeuf. Une demi-heure plus tard, elle était toujours juteuse et à la bonne température.

Sauf que... Petit détail. J’ai brulé ma croute! Ma recette exigeait un grand plat rectangulaire, ce qui aurait donné une quiche très mince, plus près de la fritata que de la quiche. J’ai donc choisi un plat plus petit  mais plus épais, ce qui m’a forcée à doubler le temps de cuisson... avec le résultat que toute ma belle chapelure maison (je fais mon propre pain) a calciné. N’empêche, c'était délicieux quand même, il suffisait de détacher les oeufs de la croute, ce qui se faisait tout seul. Mais la prochaine fois, je mettrai une plaque en céramique sous le plat, peu importe la durée de la cuisson!

Ajout d’un blogue pour les roeufcettes

Je vous annonce la création d’un nouveau blogue, toujours en lien avec le gros oeuf vert:

Roeufcettes

Il présentera, une à une, toutes les roeufcettes que je ferai sur le gros oeuf vert. J’aurais pu inclure chaque roeufcette dans mes messages, mais je ne voulais pas polluer le présent blogue, et je souhaitais également faciliter la recherche. Ainsi, chaque fois que je ferai mention d’une roeufcette ici, le titre de l’article comportera un lien vers son détail dans Roeufcettes.
Et parce que j’ai de la suite dans les idées, le titre de chaque roeufcette présentée dans l’autre blogue contiendra un hyperlien vers l’article du présent blogue y ayant conduit. Est-ce que je m’exprime clairement? De toute façcon, il suffit de l’essayer...

Édition: roeufcette

vendredi 26 mars 2010

Accoeufssoires

Lorsque le gros oeuf vert est arrivé chez nous, on nous a dit quʼil fallait faire chauffer la grille à vide pendant au moins une heure avant dʼy faire cuire quoi que ce soit. Nous avons donc décidé dʼattendre à samedi avant de lancer la machine. Toutefois, après vérification auprès de mes amis têtes dʼoeuf, il semblerait que cette précaution ne soit absolument pas nécessaire. Dʼailleurs, jʼai plus tard constaté que nulle part la société du gros oeuf vert nʼen fait-elle mention, ni dans le petit livret (assez ordinaire) ni dans le CD/DVD (très bien fait) qui accompagnent le produit. Donc, en principe, la voie est toute grande ouverte et lʼoeuf est prêt à servir.

Ainsi donc, hier soir, je suis passée à un cheveu de lancer le gros oeuf vert. Jʼavais préparé une pâte à pizza, et jʼavais dans lʼidée de la faire cuire directement sur la grille, à la façon Raichlen.

Mais comme je suis une inconditionnelle des modes dʼemploi, jʼai dʼabord inséré le CD dʼaccompagnement de mon gros oeuf vert dans mon lecteur et jʼai consulté quelques sections, qui se retrouvent toutes, en passant, sur le site Web The Big Green Egg des États-Unis:
Et quʼai-je alors découvert? Que le gros oeuf vert ne fonctionne absolument pas comme un barbecue à gaz. Bon, je le savais avant dʼacheter, me direz-vous, mais la distinction est encore plus fondamentale que je ne le croyais. Je mʼexplique.

Pour quʼil soit à son meilleur, le gros oeuf vert doit être fermé pendant la cuisson. Ainsi, une pizza y sera cuite sur une pierrade, imitant le four à bois ou en pierre des restaurants de pizzas fines. Mais la méthode de Raichlen, elle, exige de cuire la pizza avec le couvercle ouvert...

Jʼai craint de rater ma première utilisation du gros oeuf vert. Pas que jʼai eu peur de gâcher ma pizza, au contraire! Jʼai éprouvé maintes fois la méthode Raichlen, et je lʼadore. Seulement, je me suis dit quʼil serait dommage de ne pas utiliser le gros oeuf vert à son plein potentiel, à ce pour quoi il a été conçu.

Or, et jʼarrive enfin à l'objet de cet article, je nʼai aucun accoeufssoire pour aller avec mon gros oeuf vert! Et en fouillant plus loin, jʼai réalisé que ça ne s'arrête pas à la pierrade pour pizza. Nenni! Pour bénéficier de mon gros oeuf vert à plein, jʼaurai éventuellement besoin des articles suivants:
  • une grille à étages;
  • un support à poulet (quoiqu'une cannette de bière puisse faire l'affaire);
  • des planches à fumer (et de bois à fumer);
  • un wok troué;
  • etc. (etc. très, très consistant)
Ouf! j'entends le tut-tut-tûûûûût du modem communiquant avec la centrale Visa! Heureusement, il n'y a pas lieu de n'acheter que les accoeufssoires spécialement conçus pour le gros oeuf vert. Les grands magasins que sont Home Dépôt, Canadian Tire, RONA et BMR regorgent d'articles à bas prix. Les puristes me diront que la qualité n'y est pas, mais je suis loin d'être convaincue. Je vais au moins aller vérifier de visù en fin de semaine.

Modification: accoeufssoires

jeudi 25 mars 2010

Une table pour l'oeuf

Le gros oeuf vert est offert avec de nombreux accessoires (oh, pardon! accoeufssoires) (en sus, bien entendu). Vous pouvez y apposer des tablettes, le mettre sur roulettes, y ajouter une housse, une table...

Bien que la photo annonçant ce blogue présente le gros oeuf vert avec un nid à roulettes, nous n’avons pas gardé cet accoeufssoire, qui nous avait été livré par erreur. Il n’aura servi que le temps d’une photo, puisque nous avons décidé d’enrober notre oeuf d’une grande table en bois, plus pratique. Et comme nous avons l’esprit bricoleur, nous avons décidé de la construire nous-mêmes, comme beaucoup d’autres têtes d’oeuf avant nous.

Pour ce faire, il existe plusieurs options. D’abord, nous pouvons utiliser les plans gracieusement fournis par la société du gros oeuf vert :
Il y a également un excellent, génial, bien fait et impressionnant plan en 3D sur Google Sketchup, qui mérite qu’on s’y attarde :
J’insiste sur ce dernier, parce que non seulement l’outil Google Sketchup est un petit outil léger et très intéressant, mais le travail de l’auteur de ce plan tridimensionnel est remarquable. Une vraie tête d’oeuf, c’est clair.

Mais une table est une table, alors rien n’empêche d’adapter tous ces plans à nos besoins. On peut modifier les matériaux, ajouter une rallonge, insérer un parasol, mettre des roulettes, bref, les possibilités sont infinies. Et si jamais on manque d’imagination, le sage tout nu, une tête d’oeuf bien connue sur le forum, a concocté un site consacré au barbecue en général, et au gros oeuf vert en particulier, dans lequel il présente un album photo de différentes tables, auquel nous comptons bien ajouter la nôtre, lorsqu’elle sera terminée :
Et oui, malheureusement, tous ces liens mènent vers des sites en anglais.

Modification: libellés; accoeufssoires

mercredi 24 mars 2010

Le gros oeuf vert est arrivé!

Le voici, le voilà, après les longs mois d’hiver, le gros oeuf vert enfin arrivé chez nous!

Je vous entends déjà: « Mais qu’est-ce qu'un gros oeuf vert? C’est nouveau? » Nouveau? Oui... mais non.

En fait, le gros oeuf vert tire ses origines du barbecue asiatique, nommé kamado par les Japonais. Il s’agit d’un four à convection d’épaisse céramique, en forme d’oeuf. Ce type de cuisson au charbon de bois naturel serait en usage depuis plus de 3 000 ans en Asie. Ce qui est nouveau, lorsqu’on joue dans les milliers d’années, c’est qu’il est désormais offert chez nous, c’est-à-dire en Amérique du Nord. Si aujourd'hui plusieurs entreprises se sont lancées dans la course aux consommateurs du kamado, le pionnier fut Ed Fisher, qui fonda la compagnie The Big Green Egg. D’où, vous aurez deviné, la couleur de la bête : un beau vert forêt.

Le gros oeuf vert, c’est plus qu’un simple barbecue, four, gril ou fumoir. Le gros oeuf vert, c’est également une communauté de têtes d'oeuf (ça ne s’invente pas), qui ne se réunit pas seulement sur le Web dans un forum, mais également lors des nombreux Eggfest qui sillonnent l’Amérique (Canada compris). Lors de ces oeufvènements, les têtes d'oeuf se rassemblent, cuisinent, discutent bouffe, brochettes, côtes levées, gigots d'agneau, tartes, gâteaux, biscuits, sautés au tofu, échangent des trucs, présentent leurs inventions connexes aux gros oeufs verts et s’amusent ferme. Une grande communauté de fanatiques, pour ne pas dire de lunatiques. Il semble que lorsqu’on devient adepte du gros oeuf vert, ou tête d’oeuf, c’en est presque fini de notre santé mentale, culinairement parlant!

Alors voilà, la bête est chez moi. Je ne suis toutefois pas encore officiellement une tête d’oeuf, étant donné que, pour aspirer à ce titre honorable, je devrai d’abord faire mon premier repas sur le gros oeuf.

À suivre...

Modification: libellés