mardi 21 juin 2011

Les fraises du Québec sont arrivées!

Les fraises du Québec sont arrivées, et avec elles, les effluves de charbon de bois qui embaument la cour de mes voisins (surtout celui de gauche), chaque fois que je pars mon gros oeuf vert.

Ce soir, rien de bien compliqué, mais expérience ratée: faire cuire des côtes de porc à la mode low-and-slow, et partir en même temps la cuisson d'un excellent pouding aux quatre fruits.

Après avoir laissé mariner mes côtes de porc pendant environ six heures dans une marinade à l'érable piquée sur recettes.qc.ca, mais agrémentée de Sambal OElek et d'ail, j'ai allumé le four et monté la température à 325F. Pendant que ça montait, j'ai sorti mes côtes de leur sac, et j'ai fait bouillir la marinade avec un peu de fécule de maïs, environ 10 minutes. Une fois la température désirée atteinte, j'ai mis les côtes directement sur la grille, mais loin des braises rouges, j'ai badigeonné de ma sauce chaude, et j'ai fermé le couvercle.

Puis, je me suis attaquée à mon pouding aux fruits. Comme la dernière fois que je l'avais fait j'avais trouvé que le biscuit du dessus ne couvrait pas assez, j'ai doublé la recette...

Ça faisait alors une heure que mes côtes étaient au gros oeuf, et je les avais déjà retournées et badigeonnées une fois. J'ai donc rouvert l'oeuf, re-retourné les côtes, rebadigeonneé. J'ai refermé l'oeuf et fait monter la température à 350F.

Une fois la température atteinte, j'ai mélangé les ingrédients secs et liquides de mon pouding, j'ai versé la pâte sur mes fruits déjà prêts, dans leur pirex de 2 litres. J'ai installé le platesetter par-dessus la grille, et j'y ai déposé mon pouding.

J'ai sorti mes côtes 45 minutes plus tard, je les ai mises dans un bol en inox recouvert d'un papier d'aluminium, et j'ai monté des asperges en brochettes.

Après une heure, j'ai sorti le pouding, retiré le platesetter, monté le feu à plein gogos, et j'ai fait griller mes asperges une minute de chaque côté.

Résultats...
1. Mes côtelettes, qui étaient un symbole de perfection, un hymne au low and slow, n'ont pas aimé le petit séjour de trois quarts d'heure à 350F. Elles ont carbonisé en dessous... Heureusement qu'elles étaient épaisses: un bon couteau, et il suffit alors de les mettre dans l'assiette, le côté coupé dessous.

2. Hum. Je pense maintenant plutôt que j'avais oublié un ingrédient lors de mon premier essai! Le résultat a été délicieux, mais regardez-moi un peu le monstre:



3. Les asperges étaient, quant à elles, par-fai-tes.

Ajoutez de la laitue de mon potager, quelques fraises fraîches, et voilà-t'y pas une assiettes du tonnerre...

vendredi 13 mai 2011

De retour!

Ah! Enfin, le printemps, le soleil - quoi qu'il pleut au moment même où j'écris ces lignes - et... le Gros oeuf vert! Il était temps, plus que temps.

Ma dernière aventure culinaire sur l'oeuf fut la dinde de Noël, figurez-vous...  La chose fut délicieuse, avec sauce au porto et farce avec les abats, mais bon, je n'ai pas vraiment envie de partager les photos parce que la chose a légèrement noirci... Bien entendu, c'est la faute du fiancé: je lui avais bien dit de baisser le feu et de laisser le papier d'aluminium!
Ça fait déjà longtemps, et depuis, à part la fois où j'ai décidé de griller des aubergines à moins 20 Celsius, je n'y avais plus retouché.



Ça fait déjà longtemps, et depuis, à part la fois où j'ai décidé de griller des aubergines à moins 20 Celsius, je n'y avais plus retouché.

Du jogging en Kanuk pour me réchauffer!

Ce soir, ce devait être le grand retour, avec le classique des classiques: les hambourgeois! Rien de bien compliqué, une petite recette de boulette pas piquée des vers, et des garnitures, du relish-moutarde-ketchup le plus classique aux champignons-ognons-poivrons... Je m'imaginais le pur délice santé mais cochon, accompagné de frites presque sans huile dans ma friteuse ActiFry de T-Fal, sauf que... Les boulettes étaient trop friables, et on a été incapables de les retourner sans qu'elles ne s'égrennent. Zut. Pas de gros oeuf ce soir.


La prochaine pièce devrait être un matambre... je réussis en général assez bien les grosses pièces!
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mardi 14 septembre 2010

Saumon fumé et caviar

Nombreux et assidus (plus que moi) lecteurs, vous vous demandez surement ce que j'ai bien pu faire de tout ce saumé fumé l'autre jour... Eh! bien, malgré le fait que le saumon fumé était tout simplement délicieux tout seul ou sur mes délicieux bagels, après en avoir mangé ainsi une quantité monstre, l'ennui m'a quelque peu gagnée.

J'ai donc pris les quelque 500 grammes qui restaient et j'en ai fait... de la mousse au saumon fumé!

Mais sur quoi la servir? Une biscotte? Trop banal. Un petit pain? Trop calorifique. Ma solution: sur un concombre, agrémenté de caviar d'ombles et de câpres.
Chic, n'est-ce pas?

jeudi 26 août 2010

Côtes levées : plaisirs, déceptions et leçons

J'avais bien dit, en présentant ce blogue, que je vous ferais part tant de mes bons coups que des mauvais. J'ai tenu parole en ce qui concerne la pizza, puis le lièvre, mais pour les côtes levées, j'ai fait preuve d'une lâche discrétion. Figurez-vous donc, nombreux lecteurs, que j'en suis désormais à ma troisième tentatives de côtes levées sur l'oeuf et que je n'y suis pas encore tout à fait, bien que j'y sois presque et que la prochaine fois sera sans doute la bonne.

Aventures et leçons culinaires

Le choix de la viande
La première chose à retenir en ce qui concerne les côtes, pas encore levées, est le choix du morceau. Après avoir acheté mes côtes, les deux premières fois chez IGA, la troisième chez Costco, sachez qu'une leçon s'impose: la prochaine fois, ce sera chez le boucher, à qui je demanderai non seulement de parer mes côtes, mais également de les lever. Si Jamie Purviance présente la chose comme étant aisée, ça ne va pas de soi pour la novice, qui en avait plein son casque après une demi-heure à taponner sa viande, sans grand résultat. Rien n'est jamais aussi facile que dans les livres...

L'autre raison de choisir le boucher plutôt que l'épicier, c'est que si le premier comme le second vendent leur viande au poids, le premier éliminera tous les morceaux impossible à ingérer sans se décrocher la mâchoire. Votre boucher se fera un plaisir de vous livrer des côtes levées, toutes en carré, comme on vous les sert au restaurant.

Sur mon paquet acheté chez Costco, seulement deux racks correspondaient à la chose, et nous avons jeté presque la moitié de la viande. Ça revient cher la livre!

Les épices à frotter
Scientifique dans l'âme, j'ai fait la même recette d'épices à frotter à chaque tentative, soit la version des Côtes levées à la sauce barbecue au chocolat de Ricardo. Après deux tentatives, force est de constater les épices à frotter (ou marinade sèche, pour reprendre la malheureuse expression de notre Ricardo national) se doit d'être adaptée pour le gros oeuf ert. Le truc: éliminer le sucre, qui brûle trop rapidement et qui fait calciner la viande dans l'oeuf. Quand je pense que j'ai dû attendre à une troisième récidive avant d'appliquer ce principe pourtant simplissime...

La température
Les recettes de côtes levées que j'ai trouvées, que ce soit dans les livres ou les sites culinaires de Raichlen, de Purviance, de RicardoCoup de pouce ou autres consorts, recommandent une température de 300 F, pour une cuisson variant de trois à six heures, selon la taille de la pièce de viande.

Personnellement, à ma quatrième tentative, je mettrai l'oeuf à 275 F et je ferai cuire les côtes jusqu'à ce qu'elles soient à point, que cela dure quatre, cinq, ou six heures. Leçon, donc: mettre les côtes sur l'oeuf au plus tard à 14 h, si on veut manger avant 21 h. Hier soir, il était 21 h 30 et nous attendions encore les frites...

Mode de cuisson
Le meilleur mode de cuisson est celui de Jamie Purviance: toutes les heures, on retire les côtes levées et on les badigeonne de la sauce choisie, en les changeant de position (de haut en bas et de bas en haut et du centre vers l'extérieur et de l'extérieur vers le centre) chaque fois. Pour finir, on les a tout simplement empilées une par-dessus l'autre, les plus cuites entre les moins cuites.

La totale
Enfin, voilà, il ne faut pas trop s'ambitionner. Je voulais un repas entièrement sur l'oeuf: côtes, frites et brownie. Nous avions parti l'oeuf à 15 h, et il n'a atteint sa température qu'à 16 h 30. Ainsi, nous ne sommes pas arrivés à mettre les frittes avant 21 h, pour finalement souper vers 21 h 45. J'ai donc décidé de faire le brownie au four électrique...

Résultats
Comme je le disais, certaines pièces de viande étaient tout simplement immangeables, faute d'être bien apprêtées. Mais les autres, par exemple... Oui, une fois de plus: un pur délice! La cuisson était parfaite, la sauce délicieuse... Certaines frites étaient même à point, et les moins cuites finiront rôties et dans mon assiette demain matin, accompagnées d'une délicieuse omelette.

Le jour où je serai parvenue à des côtes parfaites, vous aurez droit à des photos. D'ici là, je poursuis mon étude.

lundi 23 août 2010

Il est gros, le gros oeuf vert!

Depuis que j'ai mon gros oeuf vert, je dis toujours, à la blague croyais-je, que j'y ferais cuire ma dinde de Noël. Honnêtement, je n'étais pas convaincue de la possibilité de la chose... Mais tout a changé hier.

Hier, j'ai décidé de faire une lasagne au gros oeuf vert. Je comptais faire ma recette et la diviser en deux plats, étant donné que je croyais, à tort, que ma rôtissoire à dinde, dans laquelle je fais mes lasagnes au four, ne rentrait pas dans le gros oeuf. Je fus confondue. Après vérification, la rôtissoire rentre très bien dans le gros oeuf. À la limite, j'aurais même pu mettre des petits pains à cuire tout autour...

Pasta et cetera
à la di Stasio
Pour faire ma lasagne, j'ai choisi la recette du livre Pâtes et cetera à la di Stasio, avec quelques modifications pour en faire une vraie roeufcette.

On pourrait croire qu'une lasagne sur l'oeuf soit plus compliquée qu'une lasage au four, mais mon expérience m'a prouvé que c'est le contraire. Le simple fait de faire rôtir les aubergines sur la grille plutôt qu'au four réduit le niveau de complexité et d'emmerdements de façon incroyable. Pour les rôtir au four, il faut, après avoir tranché, huilé et salé les aubergines:
  1. mettre le four à Broil (mon four est anglais, désolée);
  2. couvrir les plaques (en général trois ou quatre) de papier parchemin;
  3. couper le papier parchemin à ras les plaques pour éviter qu'il ne brule;
  4. disposer les aubergines sur les plaques;
  5. enfourner les plaques, au maximum de trois à la fois;
  6. effectuer la rotation des plaques pour veiller à l'uniformité du gril;
  7. constamment surveiller les aubergines pour éviter qu'elles ne brulent;
  8. sortir les plaques du four;
  9. retourner les aubergines;
  10. remettre les plaques au four;
  11. effectuer la rotation des plaques pour veiller à l'uniformité du gril;
  12. constamment surveiller les aubergines pour ééviter qu'elles ne brulent;
  13. sortir les plaques du four; 
  14. selon le nombre de plaques pouvant entrer dans le four et le nombre de plaques dont l'on dispose, répéter les étapes 5 à 13.
Avec le gros oeuf vert, c'est teeeeellement plus facile! Voyez plutôt. Pour les rôtir au four, il faut, après avoir tranché, huilé et salé les aubergines:
  1. préchauffer le gros oeuf vert à 500 F;
  2. mettre toutes les aubergines dans un gros cul-de-poule;
  3. sortir dehors et ouvrir l'oeuf;
  4. à l'aide d'une pince, disposer les aubergines sur la grille;
  5. fermer le couvercle;
  6. attendre que le thermomètre remonte à 500 F;
  7. ouvrir le couvercle;
  8. retourner les aubergines;
  9. fermer le couvercle;
  10. attendre que le thermomètre remonte à 500 F;
  11. sortir les aubergines et les déposer sur un côté du cul-de-poule;
  12. selon la quantité d'aubergines, répter les étapes 4 à 11.
Vous direz: pour deux ou trois petites étapes, franchement... Le facteur temps entre aussi en cause: alors que je mettais près d'une demi-heure à griller mes aubergines au four, j'ai à peine pris sept minutes pour le faire au gros oeuf vert. Et l'odeur qui se dégageait de mes aubergines était tellement divine, que je ne doute aucunement non seulement de l'avantage technique du gros oeuf, mais également de son avantage côté gout.

Et non seulement la rôtissoire rentre dans le gros oeuf vert, mais j'ai pu sans difficulté aucune, avec la surveillance du fiancé, maintenir la température de l'oeuf aux 350 F réglementaires. De surcroît, aucun besoin de terminer par un broil pour faire gratiner le fromage: l'oeuf a deviné mes intentions et s'en est chargé tout seul!

Mais... mais... c'était bon? demanderez-vous. Mais bien entendu, que c'était bon! Vous vous attendiez à quoi? Le petit gout de fumé émanant des aubergines, la cuisson des fromages, et mes modifications personnelles à la recette, en tout respect, de madame di Stasio ont fait de cette lasagne un pur délice.

dimanche 22 août 2010

C'est la saison des poivrons!

Ah! rien de plus beau sur les étalages du maraicher que tous ces poivrons. J'aime les rouges, les jaunes et les oranges... j'aimerais aussi certainement les mauves ou les marrons, mais malheureusement, il n'y a pas de production locale (entendre: près de chez moi).

Imaginez: j'avais déjà commencé
à les retirer quand j'ai songé
à prendre la photo!
Qu'à cela ne tienne, à ce prix-là, j'ai fait provision, et j'en ai fait griller plus du quart sur le gros oeuf vert. On huile, on dépose sur la grille chaude, très chaude, et on retourne, aux dix, puis aux cinq et cinq minutes, jusqu'à ce qu'ils soient noirs ou boursouflés de tous les côtés.

Ensuite, on dépose dans un grand bol, qu'on recouvre, de papier alu ou d'un couvercle. On attend que ça tiédisse et qu'en même temps la pelure se décolle.

Le moment le plus plate est le retrait de la pelure. C'est huileux, juteux, ça salit, et c'est looooong.... surtout quand on a fait griller plus de dix poivrons! Mais ça en vaut tellement la peine!

Plus tard, on en fera une peperonata, mais pour ce soir, ce sera servi avec un hambourgeois en tomate...

samedi 21 août 2010

Un déjeuner digne d'une reine

Après le saumon fumé très réussi et qui inspire la récidive, je me suis dit qu'un sandwich bagel-saumon fumé du style Beauty's serait tout à fait approprié. N'ayant pas de bagels sous la main, et répugnant à aller en acheter parce que je suis une afficionado de la farine de blé intégrale, je décidai donc de m'en faire... sur l'oeuf.

En fouillant de ci de là, je finis par tomber sur une recette de Montreal's Bagels, que j'entrepris de modifier pour qu'elle convienne à mon robot-boulanger et... au gros oeuf vert, bien entendu. Si la roeufcette vous dit quoi faire, sachez que cette première expérience ne fut pas nécessairement de tout repos.

La préparation de la pâte fut telle quelle, mais le plus difficile fut de maintenir l'oeuf à sa température réglementaire de 425 F. Comme la cuisson des bagels nécessite 10 minutes d'un côté, et 10 minutes de l'autre, et qu'il s'agit de boulange, on ne peut se permettre, comme ce serait le cas pour un rôti qui cuit lentement, d'avoir un 5 à 6 minutes à 10 ou 12 degrés de plus que ne l'indique la recette, et avec un soleil plombant sur l'oeuf et la cuisinière pendant toute la surveillance du thermomètre, la sudation était au menu. Me croirez-vous si je vous dis que ça en valait la peine?

Le résultat fut toutefois impressionnant. De gros bagels (en prime, seulement 2 Points sur la liste de Weight Watchers), avec une texture digne des meilleures bagelleries de Montréal, incluant Fairmount Bagels (j'exagère à peine).

Vous imaginez alors aisément mon déjeuner du matin... Je vous le donne en mille: saumon fumé, fromage à la crème, tomates, ognons et câpres, en sandwich dans un bagel sur l'oeuf. Un délice!